🔞 Carnage 🔞 – Shay Carrot (#1)

Tout d’abord, merci Ă  Booknode, Ă  Shay Carrot et aux Ă©ditions Tredaniel pour l’envoi. 

Autant je peux lire de magnifiques et toutes douces romances ultra mignonnes, autant je peux lire des dark romances totalement dĂ©glingos 😂

MĂȘme aprĂšs toutes ces annĂ©es, je continue de me dĂ©couvrir et de tenter l’aventure hors de ma comfort zone. 

Attention : le bien nommĂ© Carnage est interdit aux moins de 18 ans et vous avez tous les avertissements nĂ©cessaires de l’auteure en dĂ©but de livre. 

Alors je ne suis pas convaincue que ce ne soit qu’une question d’ñge. Perso Ă  18 ans, je n’aurais pas pu le lire. C’est vraiment une question de maturitĂ©, de recul. 

Je les ai lus ces avertissements et j’avoue ça m’a fait peur, j’avais presque plus envie de le lire aprĂšs ça. Mais c’est l’opĂ©ration « Lire avant tout le monde », et quand il s’agit de chroniques littĂ©raires je ne me dĂ©file jamais. 

Et verdict : j’ai adorĂ© !!!! J’ai dĂ©vorĂ© les 500 pages comme si ma vie en dĂ©pendait ! J’avais du mal Ă  le lĂącher pour reprendre le cours de ma vie, j’avais du mal Ă  ne pas penser Ă  lui quand je dormais, quand je me rĂ©veillais. 

J’ai ma propre Ă©chelle de ce que je supporte en DR maintenant. 5 est le niveau insupportable (pour moi) au point de me rendre malade, mal Ă  l’aise et abandonner le livre. 

Ici on est sur du 3,5 donc supportable (pour moi). MalgrĂ© les violences, les scĂšnes dĂ©rangeantes, l’impact est surtout psychologique parce que l’hĂ©roĂŻne, Ayreen, est hyper fragile. Issue d’une famille ultra riche, influenceuse, mais malgrĂ© tout inadaptĂ©e socialement.

Je n’avais jamais lu un roman oĂč l’auteure malmĂšne Ă  ce point son hĂ©roĂŻne. Et malmener est un verbe faible, c’est en fait un calvaire du dĂ©but Ă  la fin. Si ce n’était pas si terrible on pourrait rire de l’humour graveleux, inappropriĂ© et totalement hors de contrĂŽle d’Ayreen.

À l’heure oĂč je referme ce livre, je ne sais toujours pas quoi penser de ce personnage, et tout le dictionnaire des synonymes (j’y reviendrai 😉) de l’auteure ne suffirait pas Ă  lister l’ensemble des adjectifs pour la qualifier qui me viennent en tĂȘte. TantĂŽt dĂ©sopilante, tantĂŽt attendrissante, tantĂŽt agaçante, et parfois mĂȘme un peu stupide et inconsĂ©quente. A sa dĂ©charge, elle se retrouve embarquĂ©e malgrĂ© elle et Ă  son corps dĂ©fendant dans des histoires d’argent, d’armes et de complots qui la dĂ©passent. 

Pour moi, impossible de m’identifier Ă  Ayreen, car je n’ai aucun courage, aucun sentiment de rĂ©bellion (sauf quand j’ai dĂ©cidĂ© que je ne lancerais pas les playlists suggĂ©rĂ©es pour la lecture, parce que flemme. Oupss đŸ€­) et aucune envie de m’opposer ou de me confronter Ă  des types qui sont trois fois plus hauts et trois fois plus larges que moi. Enfin je ne sais toujours pas si c’était du courage ou de l’inconscience, en tous les cas, c’était de la pure fiction et c’est le plus important. Et l’auteure a rĂ©ussi Ă  nous amener (du moins moi) Ă  nous poser des questions, Ă  ĂȘtre immergĂ©s totalement dans l’histoire au point que quand je levais les yeux des pages, je ne savais plus oĂč j’étais.

Sur Adriano (le purgeur. J’ai envie de rire en Ă©crivant ces mots parce que hors contexte, hors du livre et en pleine rĂ©alitĂ© avec mon cafĂ© et mon squishmallow, ça n’a plus la mĂȘme prise ou emprise sur moi 😁) Donc sur Adriano, comme d’habitude, je me fais piĂ©ger par les auteures (!), Ă  me retrouver Ă  apprĂ©cier ce personnage, Ă  Ă©prouver de la compassion pour lui et mĂȘme Ă  lui pardonner l’impardonnable !!!!! (Je vous dĂ©teste les auteures de DR d’ĂȘtre si fortes Ă  ce jeu-lĂ  de nous mettre (ou de ME mettre) du cĂŽtĂ© du type dangereux, violent, psychopathe, dĂ©testable Ă  tous points de vue et pourtant ça passe ! (On est clair cela dit : Adriano dans la vraie vie : call the police ! Adriano dans le roman : perfection).

Sur l’histoire, la narration, l’écriture : c’est un page turner clairement. L’histoire tient la route, j’ai des petites choses qui m’ont chiffonnĂ© et parfois ça me frustre presque de ne pas pouvoir, au cours de ma lecture, interroger l’auteur(e) sur telle ou telle action et savoir pourquoi il/elle a Ă©crit ça.

J’ai eu le sentiment Ă  certains moments que l’auteure donnait des clĂ©s Ă  ses personnages pour se sortir d’une situation un peu envenimĂ©e, les perso mettent la clĂ© dans la serrure, mais ne la tournent jamais et n’ouvrent pas la porte. Bon je parle par Ă©nigmes, mais je ne peux pas spoiler donc. Ce n’était pas dĂ©rangeant, mais Ă  des moments j’avais le sentiment de la fragilitĂ© de certains points de l’intrigue et ça me chagrinait.

Par exemple et sans rien dĂ©voiler, Ayreen a 22 ans, majeure donc. Elle vit une situation bien particuliĂšre entre ses parents et son petit-ami, Andrew, et Ă  un moment je me suis dit ; mais elle pourrait contacter Ă  tout moment un avocat et se sortir de lĂ , un peu comme Britney Spears. Bon, il n’y aurait pas eu d’histoire du coup, mais ça me trottait dans la tĂȘte. Tout comme la carte bancaire aux USA qui la plupart de temps n’a pas de code pin contrairement Ă  la France (oui je sais reloue un jour, reloue toujours. Je parle de moi 😂 dĂ©formation de bĂȘta lectrice 😜)

L’écriture est assez incroyable et gĂ©niale. Je pense que le dictionnaire des synonymes et le dictionnaire tout court de l’auteure sont sans limite et Ă  l’heure actuelle en lambeaux, car vraiment, elle a dĂ©ployĂ© des trĂ©sors d’imagination sur certains termes et sur le vocabulaire. On alterne entre le langage soutenu, les idiomes un peu vieillots ou vieillis, le vulgaire, le chĂątiĂ©, le commun, l’inusitĂ©. C’est un melting pot de notre langue française et Ă  part deux verbes qui avaient oubliĂ© de rester transitifs (mais je peux me tromper), j’étais franchement Ă©patĂ©e et j’avais juste envie de remettre mon Grevisse sur ma table de chevet 😂 

Je rigole, je rigole, je fais ma maĂźtresse d’école, mais l’auteure a quand mĂȘme rĂ©alisĂ© un tour de force, une prouesse linguistique vraiment admirable, quand comme moi on a l’amour des mots (et mĂȘme si on ne l’a pas), vous ne pouvez ĂȘtre qu’admiratif.

Avant ma lecture, mais aprĂšs avoir lu les avertissements et autres mises en garde, j’ai pensĂ© : bof non, jamais je lis le second tome.

Update aprĂšs avoir terminĂ© le roman : oĂč est ce fichu second tome ??? Je le veux maintenant !!! 

Je pense que je pourrais Ă©crire encore des lignes et des lignes, mais je crois que les chroniques trop longues n’ont pas vraiment la cote. Et pourtant, il y avait des choses Ă  dire aussi sur les personnages secondaires complĂštement WTF, j’en ai dĂ©testĂ© les 3/4 (dĂ©testĂ© dans le sens oĂč ces personnages sont fous, dĂ©rangĂ©s et imbuvables. Prix du jury Ă  Annalise, la mĂšre d’Ayreen).

Et puis la fin, mais la fin !!!!! Les rĂ©vĂ©lations qui tombent lĂ  et vous dĂ©crochent la mĂąchoire ! 

🔞Pour public averti uniquement, sĂ©rieusement lisez bien les avertissements ! ⛔

En bref : génial, original, page-turner, captivant, une plume reconnaissable et brillante, une histoire prenante et qui vous garde en haleine du début à la fin. 

Lucie

Nom du projet : … parlez-en et vous le regretterez. En ce qui me concerne, je ne dirai rien.
Modus operandi : … accĂšs strictement interdit.
But du projet : Ă©liminer les … TOP SECRET.
Il se pourrait que ce message disparaisse sans laisser de traces.
Fille de milliardaires, influenceuse aux millions d’abonnĂ©s et fiancĂ©e Ă  l’homme le plus prisĂ© du pays, j’ai tout pour ĂȘtre heureuse.
Pourtant, cette vie millimĂ©trĂ©e par mes parents risque bien de voler en Ă©clats, car personne n’avait anticipĂ© ma rencontre orageuse avec le Purgeur. Ce chef de gang sanguinaire, impitoyable et perpĂ©tuellement masquĂ©, est rĂ©putĂ© pour sa cruautĂ© dans tout Los Angeles.
Lorsque mon destin croisera fatalement le sien, il me faudra tout le courage du monde pour l’affronter.
Malheureusement, cet empereur des rues va m’entraĂźner contre mon grĂ© dans un voyage vertigineux au coeur du danger. Et je suis encore loin d’imaginer ce qui m’attend.
En partie avec ce projet top secret qui arrive Ă  grands pas…

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