The Curse par Marie Rutkoski

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The Curse pour moi ça veut dire La Malédiction, du coup, je ne sais pas si je n’ai pas saisi quelque chose ou si on en apprend plus dans les 2 tomes suivants (pas encore traduits en français, ce qui est proprement inhumain, parce qu’on veut, JE veux savoir la suite !!!)

Je disais donc, je n’ai pas vu où était la malédiction. Il se peut aussi que malédiction revête aussi, pour moi, un sens magique, et point de magie ici, ou du moins pas dans le sens premier du terme. La magie est dans les dons ou instincts très forts des personnages principaux. Et en fait de malédiction, il s’agit surtout des conséquences suite à un geste, une décision qui donne un effet papillon.

L’histoire : Kestrel a 17 ans (peut-être 18… je ne suis pas très précise avec les âges je sais, je vais essayer de m’améliorer) elle est une jeune fille de bonne famille, son père est un grand Général respecté du peuple Valorien et sa mère est décédée quand elle était plus jeune. Kestrel a un don : elle sait lorsque quelqu’un lui ment.

Je vois que vous êtes perturbés : Ouaip j’ai écrit « Valorien » je ne me suis pas trompée, il s’agit du nom du peuple vainqueur de plusieurs territoires dans une contrée que vous ne trouverez sur aucune carte (création totale de l’auteure).

La vie de Kestrel est réglée comme du papier musique, elle doit, dans un délai imparti, : soit se marier avec plus ou moins la personne de son choix (c’est déjà pas mal), soit intégrer l’armée. Pas d’appel à un ami, pas de demande d’aide au public, merci et aurevoir Jean-Pierre ! Pas top le choix, je vous l’accorde.

Kestrel ne peut se résoudre ni à l’un ni à l’autre, elle ce qu’elle veut, ce qu’elle aime, c’est jouer du piano mais elle est obligée d’en jouer en cachette (alors jouer du piano discrètement faudra qu’on m’explique mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple…) parce que ce n’est pas une activité convenable pour une « jeune fille comme il faut ». De ce fait, intégrer l’armée, se battre, elle s’y refuse, non pas par manque de courage, (et du courage et du cran elle n’en manque pas), mais tout simplement pour ne pas se blesser aux mains et ainsi être privée de jouer de son instrument préféré. Cette référence à ses mains est très présente dans le livre et ça m’a marquée.

Et alors ? me direz-vous. C’est bien beau tout ça mais « que passe-t-il » comme disait l’autre.

Un matin, Kestrel se rend au marché avec une amie et ce jour-là a lieu une vente aux enchères d’esclaves. Les esclaves sont appelés « Herranis » il s’agit du peuple tombé face aux Valoriens qui ont décidé de ne pas tous les tuer mais de les soumettre et d’en faire des serviteurs (sont généreux hein ? *ironie*). La vente aux enchères commence avec un jeune homme Herrani de 19 ans, Arin, dont l’attitude fière et le port altier intriguent Kestrel qui en offre un prix exorbitant et fera d’elle le centre des commérages et ragots de toute la ville.

Kestrel va se rendre compte qu’effectivement Arin n’est pas comme les autres esclaves, ni comme les autres hommes qu’elle connaît. Il travaille comme forgeron et excelle dans ses travaux. Elle fait ensuite de lui une sorte de garde du corps, et il la suit partout où qu’elle aille. Il parle le Valorien ce qui n’est pas courant parmi les Herranis. Au fur et à mesure qu’ils se côtoient, Arin va prendre certaines libertés avec Kestrel et lui parler comme à une égale. Leurs échanges font la richesse de leur relation. Ces discussions fréquentes et récurrentes permettent à Kestrel d’entrapercevoir la vraie nature d’Arin et de ses origines.

Arin a un secret. Arin n’est pas celui qu’il prétend et le visage qu’il présente tous les jours n’est qu’un masque. Toutefois, il ne se doutait pas que Kestrel serait sur sa route, qu’elle serait forte et qu’elle deviendrait, à son insu, son point faible.

Je n’en dis pas plus, je ne veux pas vous gâcher le plaisir !

L’extrait :

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Détails techniques : Edition Lumen. 456 Pages (un pavé!). Caractère moyen. Coût : 15 €

Le site de l’auteur est ici

Vous pouvez acheter le livre ici ou dans toute bonne librairie.

Ma note : ne soyons pas pingre : 7/7

Je donne le max parce que ça le vaut largement. C’est impeccable de A et Z. C’est extrêmement bien écrit. ça se lit tout seul. Les dialogues qui sont le cœur de tout sont savoureux. Vous êtes en haleine jusqu’au point final. Il n’y a pas un moment où il ne se passe pas quelque chose. Le monde créé par l’auteure est juste, précis, aucun détail n’est négligé. Il y a aussi une symbolique très forte derrière certains objets, et certaines traditions des peuples tant Valoriens qu’Herranis. J’y crois totalement. J’en ai visualisé le film dans ma tête. Marie Rutkoski a accompli un vrai travail d’orfèvre.

Et puis, Kestrel quoi !!!! KESTREL!!!! : impeccable ! un personnage parfait, un personnage vrai, du caractère, forte et fragile à la fois. Elle n’attend pas que les choses se passent, elle agit, elle prend des décisions, elle prend des risques, elle est dévouée et droite. Je n’aurais jamais cru qu’elle ferait ça à la fin. Et oui La fin parlons-en de LA FIN, je vous montre plutôt ce à quoi je devais ressembler en lisant les dernières lignes :

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Pssssst si vous ne l’avez pas, achetez-le, dépaysement garanti.

Votre DL

Lucie

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Une réflexion sur “The Curse par Marie Rutkoski

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